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Ergonomie - Prévention-Santé-Travail

L’ergonomie, ou l’adéquation du travail à l'homme

Selon la SELF (Société d’Ergonomie de Langue Française, voir site dans la rubrique Liens), l’Ergonomie peut se définir comme « la mise en œuvre de connaissances scientifiques relatives à l’homme et nécessaires pour concevoir des outils, des machines et des dispositifs qui puissent être utilisés par le plus grand nombre, avec le maximum de confort de sécurité et d’efficacité ».

Mettre en place un plan de prévention des risques, rédiger le Document Unique d’Entreprise, améliorer l’organisation du travail pour éviter la souffrance, tant physique que psychologique, sont des démarches ergonomiques.

Qu’est ce qui constitue la souffrance au travail ?

Il y a souffrance au travail dès qu’un salarié doit produire plus d’efforts qu’il n’en faut, ou des efforts trop élevés par rapport à ses capacités, afin de s’adapter à ce que son entreprise attend de lui, en termes de résultats, performances, productivité. En quelque sorte, c’est quand l’interaction homme-travail a des conséquences dommageables pour la santé de l’homme, du fait de l’ignorance ou de la sous-estimation des risques encourus par lui dans l’exercice de son travail.

Entrent dans le champ de la souffrance au travail : 

  • Les risques psycho sociaux
  • Le stress
  • Les troubles musculo-squelettiques (TMS)
  • Les gestes et les postures
  • Le bruit
  • La poussière
  • Les risques chimiques

Les conséquences de la souffrance au travail sont graves pour le salarié sur le plan de sa santé physique et psychique : maladies professionnelles, pathologies des articulations, surdité, installation d’un stress chronique pouvant conduire à la  dépression et/ou au suicide, cancers professionnels, etc.

Ces conséquences sont également graves (financièrement et pénalement) pour le Chef d’Entreprise qui n’aurait pas anticipé, dans la rédaction de son Document Unique, les moyens de supprimer voire de juguler ou de prévenir, les risques ayant conduit les salariés à déclarer ces pathologies.

Qu’est que le Document Unique d’Entreprise ?

(Décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001)

Le document unique a pour but de lister et hiérarchiser les risques pouvant nuire à la sécurité de tout salarié et de préconiser des actions visant à les réduire voire les supprimer. Ce document doit faire l'objet de réévaluations régulières (au moins une fois par an), et à chaque fois qu'une unité de travail a été modifiée.

C’est un document obligatoire qui  permet une gestion nécessaire de la prévention des risques pour éviter des surcoûts pour la sécurité sociale et l'entrepreneur.

L’intérêt du document unique est de parvenir à définir un programme d’actions de prévention découlant directement des analyses et évaluations qui auront été effectuées. L’objectif principal est de réduire les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Concrètement qu’est qu’une démarche ergonomique ?

Une démarche ergonomique est avant tout une approche multidisciplinaire. C’est-à-dire qu’elle fait intervenir des acteurs - de formation, d’objectifs et de moyens différents - dans la réalisation d’une cause commune : l’amélioration des conditions de travail et des moyens mis à la disposition de ses salariés par une entreprise ou une collectivité.

Quand et pourquoi faire appel à un ergonome ?

Les missions de l’ergonome sont variées :

  • appui à la rédaction du document unique
  • réorganisation du travail
  • amélioration des conditions de travail
  • analyse des risques psycho sociaux et mise en place d’actions correctives
  • aide à la conception des machines
  • études d’ambiances physiques (bruit, luminosité, poussière, )
  • études biomécaniques
  • études et aménagement de postes de travail ou d’atelier
  • aide à la conception de lignes de production
  • conseils auprès des CHSCT
  • amélioration des postes pour les travailleurs handicapés
  • gestion des âges
  • étude de l’absentéisme
  • ports d’EPI (Equipement de Protection Individuelle)
  • diagnostics courts de résolution de problème
  • études approfondies sur des problèmes spécifiques
  • écoute et aide à la verbalisation des souffrances ressenties par les salariés
  • formation
  • etc.

Comment ça se passe ?

La démarche ergonomique est globale et repose sur trois éléments principaux :
  • l’analyse ergonomique du travail
  • l’application de connaissances en ergonomie
  • la participation du personnel

Qui décide d’une démarche ergonomique en entreprise ?

Au départ, se situe une demande, émanant de la Direction de l’Entreprise, du CHSCT, du médecin du travail, éventuellement de cadres ou de salariés ayant un rôle d’alerte. Après s’être fait préciser les contours de la demande et à la suite de sa visite de l’entreprise et la rencontre avec les interlocuteurs clés (y compris les opérateurs), l’ergonome rédige un rapport comprenant :

  • 1. La reformulation de la demande
  • 2. L’analyse organisationnelle et ergonomique de la situation actuelle
  • 3. Le cahier des charges « cible »
  • 4. Les scenarii d’évolution et leurs évaluations
  • 5. Les conclusions

L’entreprise décide ensuite de la suite à donner. Peut alors démarrer la mission. Y seront associés (selon les cas) différents acteurs : le  consultant ergonome (interne ou externe) le dirigeant de l’entreprise, certains membres du CHSCT, le médecin du travail, le contrôleur de la CRAM, associés aux représentants des salariés, des différentes catégories de personnels.

Le déroulement de la démarche

La démarche se déroule en trois étapes :

- l’observation des situations de travail à l’aide de grilles d’analyse, de relevés systématiques d’activités (par exemple des déplacements, des prises d’information, des postures), d’analyse d’incidents et de dysfonctionnements qui peuvent être à l’origine d’accidents

- le mesurage de certains facteurs de conditions de travail à l’aide d’appareils de mesure des ambiances physiques (sonomètre, luxmètre) de la charge physique (dynamomètre, appareils de mesure de la fréquence cardiaque). Cette étape n’est pas systématique.

- les entretiens avec les opérateurs concernés pour expliciter les raisonnements, comprendre les comportements et connaître la façon dont les situations de travail sont vécues par les intéressés eux-mêmes,

L’analyse ergonomique du travail

Elle ne se réduit pas à l’analyse du travail prescrit, mais à sa comparaison avec le travail réel.

Le travail prescrit est celui dont les objectifs et les méthodes sont définies par des instructions, à partir desquelles les opérateurs organisent leur activité,

Le travail réel est constitué de toutes les actions et réalisations menées par les opérateurs au regard de multiples facteurs, des urgences, de leur charge de travail.

La participation du personnel se situe à plusieurs niveaux

- au niveau des Instances Représentatives du Personnel, les représentants du personnel sont associés aux études et applications ergonomiques. Par exemple, le CHSCT doit être consulté pour tout projet d’extension ou de réaménagement d’usine existante

- au niveau des opérateurs directement concernés (production, services fonctionnels), sont constitués des groupes de travail qui accompagneront le projet aux différentes étapes de son évolution. Cela permet de valider les résultats obtenus et de vérifier la conformité du projet par rapport aux objectifs et cahiers des charges

Les conclusions

Elles sont consignées dans un rapport et font l’objet d’une restitution orale aux acteurs de la démarche.

Combien ça coûte ?

Le budget de la démarche est calculé selon le nombre de jours passés en entreprise. La durée d’une mission est très variable et dépend du travail à réaliser, de quelques jours à plusieurs mois. Un devis est établi à la fin de la première rencontre, lors de la rédaction du pré diagnostic.

Sous certaines conditions, un financement public peut être mis en place : le FACT (Fonds pour l’Amélioration des Conditions de Travail). Peuvent en bénéficier les PME de moins de 250 salariés. (voir le site ANACT dans la rubrique liens)